De l’objectivité de nos témoignages.

(20 Février 2011).

Je me souviens d’une émission avec des témoignages sur la chirurgie esthétique (une nana qui se faisait refaire les fesses avec des implants (opération réversible) il y avait aussi un témoignage sur une rhinoplastie et une augmentation mammaire je crois.) Bref.

J’ai été frappée dans ces témoignages par le bonheur et le bien être « absolu » que l’on pouvait observer chez les personnes à la suite de ces interventions. Leur vie semblait indéniablement plus belle, et les complexes miraculeusement envolés pour toutes les intervenantes. C’est généralement le cas dans l’immense majorité des témoignages/reportages dans ce genre d’émissions.

Pourtant…

On apprend avec surprise à la fin de l’émission que l’une des participantes s’est finalement faite retirer ses prothèses de fesses quelques semaines plus tard, simplement parce que ça ne lui plaisait pas du tout finalement (contrairement à ce qu’elle avait prétendu en premier lieu devant les caméras).

Au tout début, je me suis dit : Quelle connerie : Tout ça pour ça ! Mais aujourd’hui, je trouve que ce geste (et surtout le fait d’en avoir fait part) est très sain.

Il est souvent difficile pour quelqu’un de complexé par ses seins ou son nez (comme moi par exemple), et qui va voir ce genre de témoignage, de ne pas immédiatement assimiler ces interventions à une « solution » et au « bonheur », et de donc, ne pas se mettre à désirer ces opérations présentées comme tout simplement salvatrices et presque magiques… (Je les ai moi-même désirées à un moment donné de ma vie en grande partie à cause de ça).

Les témoignages de toutes sortes contribuent donc, certes, à informer, mais également indirectement à créer le besoin d’une certaine façon. (Du moins il me semble)
Mais cette petite info si RARE qu’une des intervenantes « ravies » ne l’était plus du tout quelques jours plus tard m’avait amenée à réfléchir sur l’objectivité réelle de ces témoignages. Et c’est valable pour n’importe quel type de témoignage de chirurgie sur n’importe quel support de n’importe quel média.

Il me semble (très personnellement) qu’il y a dans ces témoignages quelque chose de déformé, de biaisé, d’exagéré ou au contraire de « non dit », mais que cet étrange sentiment rémanent de « désinformation » est finalement induit de façon involontaire de la part du témoignant, parce qu’elle vient (toujours d’après moi) de tout un déroulement inconscient complexe, mais potentiellement compréhensible.

Hypothèse :

Je pense que la rétention et la déformation d’infos s’opère par souci de « paraitre » « bien » et « normale » comme les autres, (voir « mieux » que les autres), car c’était généralement là le but de la chirurgie envisagée : Effacer un complexe, ou aller vers ce qui semble une « normalisation » (par souci de confort, d’esthétisme, de confiance en soi, ou autre) ou une « amélioration ».

Arrêtons de tourner autour du pot, et prenons sans plus attendre l’exemple des chirurgies pratiquées sur les personnes transidentitaires, puisque nous sommes sur un blog estampillé « trans ». ^^

Plutôt que de parler (dangereusement) de personnes et d’interventions que je ne connais pas, je vais me prendre moi-même comme seul exemple : Lorsqu’on me demandait ce que je pensais de mon épilation flash, (ce qui est une intervention soit disant définitive, mais « bénigne » par rapport à une mammo, une FFS ou une SRS) j’étais hyper enthousiaste aux débuts de l’apparition des résultats!

Je trouvais ça vraiment génial, parfait, et ça m’a réellement changé la vie. Pourtant, sans être complètement une technique de merde, c’est loin d’être la meilleure : C’est hyper douloureux, les brûlures et les irritations ne sont pas rares, les poils repoussent contrairement à l’électrolyse, (ce n’est donc PAS vraiment définitif, alors que c’est souvent présenté comme tel – y compris par moi, sans m’en rendre compte) et je me suis orientée vers ce choix par souci financier (alors que ça va au contraire me coûter PLUS cher qu’une électrolyse, puisque c’est récurrent) et de proximité géographique du praticien (ce qui est un argument minable et, cerise sur le gâteau, mon praticien est un tantinet transphobe ^^.)

Mais si quelqu’un me demandait « t’en penses quoi de l’épilation flash chez ce Dr. Machin », je répondais « fonces, c’est génial, moi, j’suis ravie ! » En dédramatisant nettement le négatif pour valoriser le positif, parce que j’ai trouvé ça génial pour MOI. J’incitais donc inconsciemment les autres à suivre MA voie parce qu’elle m’avait convenu, même si c’est pourtant loin d’être ce qui se fait de mieux…

Bizarrement, par rapport à quelqu’un qui cherchait à comparer, je tentais de rester objective sans vraiment y parvenir, parce que je « défendais » mon expérience positive, et que de toute façon, je n’avais – et n’ai toujours pas – la possibilité de comparer avec le laser ou l’électrolyse. (C’est-à-dire que je n’ai aucun autre point de comparaison avec d’autres techniques que celle que j’ai moi-même expérimentée)).
Un jour peut être, j’aurai un point de comparaison avec l’électrolyse, parce que rien ne m’empêche, sur ce type d’intervention, de changer de technique et de praticien au fil du temps. Mais qu’en est il sur des opérations plus lourdes aux conséquences vraiment définitives (FFS ou SRS par exemple) ?

De la même façon, lorsque quelqu’un « dénigrait » l’épilation flash du Dr. Machin, ça m’agaçait, parce que MOI j’étais passée par là, que MOI, j’avais trouvé ça bien, que MOI ça m’avait aidée, et que donc, très bizarrement c’était MOI (quelque part) que ça remettait en question.
Etrange hein ? Une sorte de complexe est apparu lorsque je me suis aperçue que je ne m’étais pas forcément dirigée vers la meilleure technique, le meilleur toubib, le meilleur rapport qualité prix, et qu’en plus on me l’a fait remarquer à très juste titre (puisqu’au bout de 16 séances, je suis toujours obligée de me raser au minimum tout les deux jours).

Et même si j’ai bien été obligée d’admettre ça (à reculons) je me suis dès lors justifiée de mon choix d’une façon très étrange : En prétendant que ça m’apportait finalement très exactement et de façon rigoureusement calculée ce dont j’avais besoin… En serinant ma satisfaction comme référence absolue. Et même si (avec un peu de dépit) j’étais forcée d’admettre l’existence d’autres solutions (potentiellement meilleures ou pires), je précisais bien qu’il s’agissait d’un choix finalement personnel, que je ne regrettais pas le mien, et que je ne voulais influencer personne… Ce qui était FAUX.

Et j’aurai exactement le même genre de comportement si je devais témoigner de mon THS (dans lequel figure (ndla: correction: « figurait » ^^  ce texte date de début 2011) le fort controversé androcur ®).

Constatation:
C’est insoutenable d’avoir à expliquer et presque « avouer » (d’une certaine façon) devant un parterre de personnes TRES attentives – dont certaines ont (ou prétendent avoir) réussi parfaitement une intervention (ou ne pas en vouloir – d’où la démarche parfaitement compréhensible que certains sites « pro chir » cherchent à exclure à tout prix les « anti chir »…) – que l’opération a eu quelques ratés, ou que c’est un échec total, ou que l’on regrette ceci ou cela… Ce sentiment presque de « honte » doit probablement s’accentuer proportionnellement et exponentiellement en fonction de la gravité, de l’enjeu, de l’espoir investi, de l’irréversibilité des interventions, ET de leur éventuel cumul ! (Et là je pense en particulier aux SRS et FFS !)

Dire qu’il y avait un « problème » avec la technique à laquelle on a eu recours reviendrait à s’insérer dans une couche supposée inférieure ou « ratée » de la fausse hiérarchie tacite qui existe non seulement entre personnes transidentitaires, mais aussi (très probablement) entre personnes « opérées ». D’où l’apparition de ce que certain(e)s (dont moi) perçoivent comme une espèce d’étrange « loi du silence ».
Faire preuve d’objectivité totale sur le négatif reviendrait à prendre le risque de s’exposer directement aux :

– « Tu étais prévenue Tu n’avais qu’à mieux y réfléchir avant! On t’avait dit d’aller voir un autre chirurgien! C’est un peu tard pour regretter » Etc.

Pour des personnes qui étaient déjà tellement fragilisées par rapport au regard et au complexe qu’ils et elles avaient de leur sexe que ça les a poussées précisément sur des tables d’opérations, ça doit être intenable d’avoir à soutenir ne fut-ce que l’éventualité de ce genre de réflexions et de jugements une fois post-op ! C’est-à-dire une fois qu’on s’est donné les moyens et qu’on s’est investis personnellement pour remédier à « ce qui n’allait pas » et qu’on ne supportait plus !
Ça serait suicidaire pour le moral de s’exposer à un jugement potentiellement négatif du résultat de l’intervention qui porte tous nos espoirs !

Car bien sur, il y a des gens qui nous soutiennent, mais il y a aussi des gens qui nous enfoncent, nous font douter, et prennent cruellement plaisir à tenter de remettre les choses en question alors qu’elles sont parfois devenues irréversibles et qu’on a déjà tout donné pour se sentir « mieux »… (Et ça pourrait s’étendre à plein d’autres domaines que la chirurgie…)

Des proches (familles conjoint(e), enfants, amis, collègues…) incompréhensifs, réticents, aigris, rancuniers, perdus, ignorants, jaloux, bêtes et méchants, et prêts à s’infiltrer dans la moindre petite faille ou le plus minuscule complexe pour faire s’écrouler l’ensemble de l’intérieur…
Et quand on est fragilisé(e), (et c’est généralement le cas à ce moment précis), il suffit qu’une seule de ces réflexions explosives fasse mouche pour voir tout s’effondrer ! (D’où la sagesse et le bon sens de faire en sorte de ne pas s’y exposer ouvertement.)

C’est aussi sans compter sur la multitude d’anonymes (« trans » comme « bios ») qui sont finalement potentiellement aussi perçue à la fois comme spectatrices et juges, (bien que nous puissions toutes un peu hypocritement prétendre le contraire).

Considérons également les jalousies/rivalités/clivages qui peuvent apparaitre entre celles qui ont toujours droit à tout gratuitement en opposition à celles qui n’ont jamais droit à rien pour de mauvaises raisons.

Rivalités également possibles entre les personnes qui n’ont tout simplement pas accès (pour différentes raisons) à la même qualité de soins (Argent, remboursement, distance, assentiment des [ prétendus ]« officiels », évolution des techniques au fil du temps, information…)

Et considérons également l’étrange ritualité inconsciente qui existe chez certaines « trans » de « bizuter » les nouvelles en les dirigeant précisément vers les souffrances (parfois devenues inutiles) qu’elles mêmes ont enduré (parce que d’autre avant elles les avaient « bizutées » de la même façon etc etc… ) Cela reviendrait à une maxime du genre : « Si j’ai souffert, tu dois souffrir aussi ; il n’y a pas de raison que tu souffres moins que moi pour obtenir la même chose (voir mieux !)». De là des dictons aussi couillons que : « Il faut souffrir pour être belle »… C’est un formatage ET un « bizutage ».

Je ne m’exclus par ailleurs absolument pas de cette logique dégueulasse : Quand ma meilleure amie a été à Paris pour faire une épilation flash des jambes et du maillot, j’ai été un peu dégoutée qu’elle n’ait strictement rien senti, du fait que les dermatos lui passaient une crème anesthésiante à laquelle je n’avais pas eu droit. Mais, une fois, elle est arrivée tellement en retard à l’un de ses RDV, qu’on ne lui a pas mis la crème qui n’aurait pas eu le temps d’agir ; Elle a souffert pour son maillot, eh bien vous savez quoi ? J’ai eu la surprise de m’apercevoir que ça m’a fait « plaisir »… Pourtant, je ne pense pas spécialement être « sadique » (et encore, je n’en sais rien), non, c’est juste qu’à travers cette souffrance que nous avions ressentie toutes les deux à égalité, l’expérience nous rapprochait. Elle comprenait par où j’étais passée, et je comprenais par où elle passait… La souffrance commune liée à la même expérience devenait un lien.

Sans oublier ce comportement typiquement « humain » qui consiste (je l’ai remarqué une fois de plus chez moi mais aussi chez certains proches) à se mettre à cracher sur ce qu’on ne peut pas obtenir – pour supporter de ne pas l’obtenir – ou d’encenser exagérément les « butins précieux » pour lesquels on s’est vraiment beaucoup battu(e)s – pour leur « assurer » encore plus de valeur.

Mais il est pourtant nécessaire de témoigner : Il s’agit aussi d’un bon moyen de partager sa joie (bien réelle) avec les autres, (parce que c’est sain, et qu’on en a besoin) tout en s’en protégeant prudemment (de ces « autres » justement) en parvenant à les convaincre de sa propre réussite (voir de sa performance !) pour avoir la paix (Car certain(e)s peuvent être anti – chirurgie, (autant que « pro – chirurgie ») et donc ne pas rentrer dans des conversations ou des débats qui pourraient anéantir le moral et la confiance en soi au plus mauvais moment.)

Joie et témoignage directement influencés par les réactions des autres intervenant(e)s, un peu comme un panneau « applause », qui se doit de provoquer l’effet attendu (et qui, généralement, y parvient), et ce, dans les deux sens : témoin / « public » et « public » / témoin ; la joie du témoin provoque l’empathie, l’admiration, voir l’impatience du public et l’enthousiasme du public qui accentue la joie du témoin etc…
A la télévision, cela correspondrait peut être à l’habillage de l’émission (la musique de fond, les extraits de vie sélectionnés et mis en avant, le montage, les réponses aiguillées par la teneur des questions et inversement…)

Comment être parfaitement objective dans son témoignage avec une pression pareille ? D’après moi, c’est impossible (ou très difficile).

A mon avis, (supposition personnelle sur une intervention hyper lourde) une fois qu’on se réveille avec un néo-vagin à la place du pénis, on doit sans doute se mettre à réfléchir à fond ! Les questions et les ressentis (positifs, négatifs, ou les deux…) doivent fuser de partout ! Et ce, même si on était parfaitement sur(e) de sa décision et de son choix avant ! (Ou non…) Ou peut-être au contraire préfère t’on aussi se forcer à ne surtout plus se poser la moindre question. (Je n’en sais rien…)

Donc dire : « Tout va parfaitement bien, tout est parfait et génial » évite NORMALEMENT d’avoir à se justifier de quoi que ce soit auprès de qui que ce soit ; et c’est probablement aussi un système d’auto-défense conscient ou inconscient, pour se motiver à se convaincre (et s’auto-persuader soi même) qu’on ne regrette finalement rien, et ce, que ce soit vrai ou faux…

C’est une façon saine et sans doute efficace de se renforcer de l’intérieur je présume, et donc de « récupérer physiquement et moralement » de l’opération : « Positiver » à fond.

Sauf que ça influe inévitablement sur l’objectivité de ce qui peut être potentiellement amené comme un témoignage personnel (genre blog/journal intime), mais qui va être aussi reçu, recherché, utilisé et interprété par d’autres comme une information primordiale, de laquelle peut découler le choix vital de nombre d’autres personnes.

De là, comment voulez vous qu’une nouvelle qui débarque et qui lit ce genre de témoignage d’explosion de joie (et d’encouragements et d’applaudissements du public en délire, qui conditionne finalement encore plus les témoins à en rajouter des couches et des couches) n’associe pas immédiatement la chirurgie au bonheur et à la quintessence de ce qui sera le changement « positif » de sa vie ? Un but. Un autre formatage, une étape obligatoire de sa transition ?

C’est AUSSI comme ça qu’on provoque le besoin de chirurgies, alors qu’on prétend faussement (moi la première) s’ériger contre toute forme de formatage à « ça ».

Ce qui fait qu’au final, ces témoignages personnels sont imbibés de pleins d’intéressants ressentis pourtant très contradictoires (pour qui sait lire et interpréter), et ça me semble normal dans la mesure ou le « rapportage » des évènements est finalement aussi partial que partiel et surtout personnel, mais qu’il suit un « fil » déformant logique.

Ce qui pose problème à certaines personnes précisément désireuses d’informations fiables et objectives, c’est qu’aucun témoignage ne semble donc 100% crédible au final.

On a l’impression récurrente d’une « rétention d’information », ou d’une « exagération du bien être » par moment, qui font que le témoignage semble totalement et étrangement biaisé. (Et c’est à mon très humble avis, effectivement le cas).

L’enjeu du témoignage est donc énorme. (Enfin, il me semble….) Rien à voir avec le fait de faire la critique d’un produit ou d’un service quelconque (genre faire la critique d’un resto, d’un yaourt, ou d’un ordinateur…)

Parce que là, ce n’est pas juste des euros qui sont mis en jeu, mais bel et bien son corps, son genre revendiqué (éventuellement son sexe), et sa vie sociale entière qu’on a risqués et mis dans la balance.

Ce n’est donc pas juste d’un chirurgien ou d’une technique opératoire dont on fait la critique ; on fait aussi sa propre autocritique en prime (sans qu’on ait forcément l’envie – ou la force – de la faire ou de la refaire à ce moment précis).

Donc, c’est certainement plus dur d’être parfaitement objectif pour des gens qui ont été potentiellement complexés par leur sexe (et qui peuvent par ailleurs le rester encore longtemps) et qui viennent de s’en éloigner – voir d’en changer – POUR se sentir mieux.

Ils et elles ne vont certainement pas prétendre (du moins au début) que quoi que ce soit ait pu clocher ; l’enjeu inconscient personnel et intime de témoigner trop objectivement sur ça est trop important. (Ainsi que les répercussions supposées ou réelles à ces mêmes niveaux)…

Et il faut sans doute un peu de temps et de recul pour commencer – plus tard – et plus franchement – à ouvrir la bouche sur ce qui n’allait pas et ce qui allait bien. Le temps d’avoir récupéré moralement, physiquement, et de s’être (peut être aussi) décomplexé(e) de l’ancien corps problématique dont on peut mettre plus ou moins longtemps à s’affranchir.

Je terminerai donc sur cette piste de questionnement : Pensez vous que les témoignages, qui, si ils sont une très bonne chose en soi, (puisqu’ils constituent une sorte d’auto-motivation et un tremplin d’entraide et de soutien ET d’auto-soutien) ne constituent pas également un des fondements principaux d’un formatage au BESOIN de chirurgie chez les autres à travers l’information biaisée qu’ils diffusent, sans forcément apporter d’information nouvelle et objective à celles qui en ressentent déjà le besoin ?

Je précise que je ne souhaite nullement dénigrer ou remettre en question ni aucun témoignage, ni la nécessité de témoigner ; il s’agit juste d’un questionnement sur les ficelles internes qui nous poussent à souvent témoigner de la même façon biaisée, en suivant les mêmes effets logiques de causalité qui peuvent s’avérer à la fois hyper bénéfiques pour le témoignant et éventuellement néfastes pour d’autres.

Je précise également que depuis que je lis des témoignages « à chaud » (par exemple sur des blogs ou sur des forums), je n’ai lu que deux ou trois personnes ouvertement critiques et très négatives envers leur propres SRS ou FFS…

Même dans des bouquins genre « Le saut de l’ange », ou « Je serai elle » (où les autrices ont donc eu le temps de cogiter sur l’objectivité de ce qu’elles allaient présenter comme un témoignage), certains côtés négatifs de la « transition » sont clairement mis en avant, mais SURTOUT pas le côté chirurgical. (Alors que ces bouquins datent respectivement de 1987, et de 1984, et que dans le second, Sylviane Dullak se charcute elle-même sous anesthésie locale – puisqu’elle est toubib, si mes souvenirs sont bons)…

Voila, ça me paraissait intéressant d’écrire un article sur ça.

J’ai présenté tout ça sous forme d’une espèce de « démonstration » émaillée d’exemples pour illustrer et étayer mon propos qui est juste la base d’une éventuelle réflexion à amorcer (pour celles et ceux que ça intéresserait) et qui ne se pose certainement pas comme une « analyse finie » ou une conclusion en soi. (Contrairement à ce que la forme et le ton pourraient très certainement laisser croire).

Et ce dernier paragraphe relançant à merveille le fond de la problématique, je n’ajouterai rien d’autre.

"Ma transition? C'était super!" T_T

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