les joies de ma « sortie du placard » : échanges et réactions #1

ou comment vérifier qu’on ne s’est pas trompée en choisissant son amoureuse, ses amiEs ou en nouant des relations privilégiées avec certainEs collègues, et que sa famille n’est pas si arriérée que ça… un exposé intime de Coline, spéciale dédicace à toutes celles et ceux qui m’ont accompagnée ces derniers mois et écrit des mots gentils ces dernières semaines, à ma petite sœur et à mes parents.

PREMIÈRE PARTIE : les proches proches et les proches moins proches mais pas si loin non plus

1 – d’abord en parler à mon amoureuse…

Comme je l’ai déjà expliqué par ici, mon « coming out » s’est fait assez progressivement, en laissant s’installer une féminité de plus en plus assumée dans mon apparence bien avant d’informer mes proches de mon changement de prénom pour un passage officiel au genre féminin.

Au tout début du début, en dehors d’échanges et confessions par ci par là sur des forums, j’ai commencé par échanger il y a presque deux ans avec mon amoureuse d’aujourd’hui sur des ressentis que je n’avais plus envie de cacher, un malaise lancinant dans ma relation à mon corps et mon apparence, autant que dans la manière dont les gens percevaient mon identité de genre à l’opposé de la perception que j’ai de moi même. Ces échanges m’ont libérée d’un poids énorme et donné le courage d’avancer à la découverte de moi et d’une apparence dans laquelle je me reconnaitrais mieux.

La seconde informée fut une copine genevoise à qui j’imposai ma première tentative de vie au féminin pendant une petite semaine de vacances devancée  d’une petite épilation du visage à la cire histoire d’être plus à l’aise… ça permit quelques discussions timides sur mes sentiments transidentitaires, cette sensation d’être une fille dans un corps qui se développait pour le moins étrangement. Je ne savais pas vraiment à cette époque jusqu’où m’emmenait ce chemin, et je n’avais donc pas su exprimer avec clarté la revendication d’être considérée au féminin, d’autant que mon apparence n’était pas encore vraiment convaincante à mes yeux (et malheureusement aux yeux de beaucoup !).

Un couple d’amis suivit, à qui je confiai mes ressentis et leur prise en compte pour une évolution qui ressemblait déjà à un début de transition : après quelques épilations à la cire, mon visage fut débroussaillé avec plus d’efficacité par la douce chaleur du laser, mes oreilles percées depuis peu accueillaient parfois des boucles d’oreilles discrètement « féminines », et mes cheveux poussaient, poussaient, poussaient…

J’ai commencé il y a un peu plus d’un an à faire face à des remarques sur mon apparence, à être de plus en plus souvent vue comme une femme par des enfants à mon travail, par des postiers, des commerçants, des anonymes… mais la plupart de mes proches restaient très discrets sur la question, et sauf deux collègues intriguées et intrépides, personne n’a osé me poser de question directe du genre : « mais dis-nous, tu ne serais pas en train de devenir une fille, par hasard ? »

J’essayais tant bien que mal à l’époque de faire illusion comme garçon malgré une apparence de plus en plus clairement féminine (androgyne ?) et personne ne s’en est mêlé… Puis j’ai quitté mon travail et déménagé pour Paris, adoptant au passage une allure sans ambigüité sauf avec mes amis et connaissances. C’est alors devenu un drôle de manège où je me débrouillais pour enfiler un pantalon et reprendre un « déguisement » peu convaincant de garçon à chaque fois que je les croisais, mais progressivement je me suis laissée aller avec certainEs d’entre eux, en vacances à l’étranger d’abord, puis à Paris, timidement d’abord, joyeusement par la suite. Bizarrement comme ces changements furent somme toute assez progressifs, personne n’a jugé utile (ou pas osé ?) de me questionner sur cette apparence si peu masculine, au point que j’ai commencé à travailler sous une identité féminine, et vivre avec presque tout le monde dans cette apparence de genre, mais toujours sans donner d’explications ou de consignes sur la manière de me considérer, et sans qu’on ne me harcèle de questions indiscrètes.

Mais je dois dire qu’après plusieurs mois de cette schizophrénie subie, je commençais à ressentir un sérieux besoin de mettre les choses au clair, pour ne plus avoir à camoufler maladroitement un aspect non négligeable de ma personne, et organiser soigneusement ma vie pour éviter toute rencontre imprévue dans le mauvais « costume de genre ». Même si Paris est grand et les rencontres avec des têtes connues plus hasardeuses que dans une petite ville de 16000 habitants, ça commençait à peser exagérément sur mon moral et mon humeur, d’autant plus qu’après trois mois d’hormones mon corps commençait à changer visiblement, les traits du visage, subtilement mais surement, et surtout les seins, encore très modestes, mais déjà difficiles à cacher sans artifices compliqués.

2 – Deuxième étape : l’acceptation de mon genre féminin par mon ex-compagne (que d’angoisses pas vraiment justifiées !)

« Merci pour le courage de me dire tout ça »

Une des premières étapes franchie dansma sortie du placard, dépassant ainsi une vieille peur bien ancrée, fut d’écrire une « petite » lettre évoquant mes ressentis et ma vie au féminin à mon ex. Au moment de notre séparation il y a deux ans et des poussières, et sans que ce soit explicite à l’époque j’avais un grand besoin d’enfin assumer qui je suis, mais une très grande peur de l’avouer, pensant que je serai moquée et incomprise (ce qui ne semblait pas complètement faux à l’époque après quelques essais timides d’expression de ma féminité) et qu’il me faudrait me libérer de cette relation pour m’épanouir. Mais il y avait bien un épuisement général de notre relation amoureuse, lié ou pas à ce refoulement de genre, qui justifiait aussi notre séparation.

Sa réponse prit d’abord la forme d’un petit mail très court me remerciant pour ma lettre et « le courage de [lui] dire tout ça »… rien de bien terrifiant en somme ! Je me suis alors sentie libérée d’un poids considérable, non seulement par la possibilité ouverte de renouer une relation amicale plus sereine et sincère, mais aussi dans l’encouragement évident porté par cette réponse compréhensive : j’allais enfin oser revoir certaines personnes en contact à l’époque avec notre couple et que j’évitais un petit peu depuis quelques mois pour ne pas avoir à expliquer ma « transition », même s’ils avaient plus ou moins vu évoluer mon apparence. La lettre annoncée dans son mail, très émouvante pour moi, ne fit que confirmer qu’elle avait bien tout compris, sans que nous ayons d’ailleurs eu besoin de prononcer le mot « trans », me laissant ainsi un peu plus reconnue telle que je suis, et un peu plus libre d’avancer… Nous nous sommes finalement vues dans un café après ce petit échange de lettres. On s’était revues de temps en temps ces deux dernières années, mais mon allure était plus timidement androgyne que clairement féminine, donc c’était vraiment la première fois qu’elle me voyait telle que je suis aujourd’hui, sans masque. Elle a particulièrement bien réagi, c’était assez troublant pour moi tellement j’avais peur de sa réaction ! Elle ne s’attendait pas du tout à une telle révélation de ma part, mais en même temps elle n’était pas vraiment surprise, difficile à expliquer… Disons qu’elle m’a confortée dans le ressenti durement conquis d’une certaine continuité et cohérence dans ma vie malgré une apparence longtemps masculine, et aujourd’hui enfin féminine.

3 – Troisième étape : information individuelles à quelques amis proches

Tout ça m’a permis d’informer dans la foulée quelques amiEs que je n’avais pas vus depuis longtemps ou en tout cas pas clairement au féminin. J’ai reçu en réponse beaucoup de compréhension et de respect, pas vraiment de surprise de ce côté non plus… Les premiers furent la copine genevoise de mes débuts, et un ami proche de ma copine avec qui nous avions eu l’occasion d’échanger un peu aussi, et qui me connaissait déjà dans une allure complètement féminine non cachée.

La réponse de ce dernier fut simple et efficace (après un premier mail non reçu qui a donné lieu à un amusant quiproquo…) :

“Oui je l’ai.
Je lis tout ça attentivement.
Je t’appelle R*** alors ?
C’est joli
🙂
Bisou”

Et la copine m’a répondu de son côté :

« Je lis tard ton message, qui me touche et je lirai, à tête reposée, les liens que tu partages avec moi. Je te remercie de ta confidence et de ta confiance. *** est une amie chère et tu es devenuE, par association affective, quelqu’un qui appartient désormais à ma constellation. Je souhaite donc que tu t’épanouisses, pas à pas, dans ta reconquête. Je souhaite aussi que vous trouviez, toutEs deux, un équilibre et conserviez cette complicité et cette tendresse qui semblent vous unir.
Nous nous verrons demain et je me réjouis déjà de vous retrouver, *** & toi.
Je t’embrasse »

ils répondaient à mon message tout simple :

« coucou *** !
Tu as assisté depuis presque deux ans à la révélation hésitante et parfois maladroite de mon identité de genre (un peu) décalée et de mon évolution vers de plus en plus de féminité assumée. Merci au passage pour ta compréhension et ta bienveillance, et pour le très gentil petit mot écrit hier à *** et qu’elle m’a fait lire.
Pour t’en dire un peu plus sur moi, même si tu en sais déjà beaucoup je crois, je t’invite à lire deux petits articles que j’ai publiés tout récemment.
Bonne lecture, et n’hésite surtout pas à me poser des questions si ça te démange (et tu me pardonneras j’espère si parfois j’ai du mal à répondre…)
bises »

à un autre ami proche, pas vu depuis un petit moment, mais qui avait déjà fait des allusions (gentilles) à mon apparence de plus en plus féminine au début de mes épilations laser, j’ai fait la surprise de le retrouver « au naturel » dans un bistrot, pour lui expliquer où j’en étais… Je lui ai ensuite écrit un tout petit mot pour qu’il ait ma nouvelle adresse mail :

ça m’a fait très plaisir de te retrouver hier soi J’espère que tu t’habitueras vite à me voir au féminin, ça doit être un peu bizarre pour toi, mais pas trop j’espère… N’hésite pas à m’appeler pour une sortie, boire un verre, manger quelque part, faire un tour dans Paris, un petit ciné ou un concert ! Ce serait bien de se voir un peu plus souvent qu’une fois par an… […]

à très bientôt !!!

Voilà sa réponse :

Coucou R***,
je te confirme la bonne réception de ton adresse mail, […]
Je suis également bien content de t’avoir revue et « découverte » en même temps… je tiens à te remercier de la confiance que tu m’as accordé hier soir, ça me touche.
Je ne te cache pas que ça me trouble un peu, mais je suis rassuré de retrouver en toi la personne que j’ai toujours apprécié au fond, qu’elle soit *** ou désormais Coline. En tout cas je suis bien ravi de te savoir en accord avec toi-même, que tu puisses enfin te réaliser.
Il va me falloir un peu de temps je pense pour que mon cerveau fasse le changement (il lui faudrait une sorte de reformatage)… j’espère juste que tu ne te formaliseras pas trop si je me trompe. […]

une autre amie m’a fait parvenir ce mail. On y retrouve une inquiétude souvent exprimée sur ma relation avec mon amoureuse, et sa place dans tout ça…

Chère R***,
Et bien à vrai dire tout ça n’est qu’à moitié une surprise car la dernière fois que nous nous sommes vu, je t’avais déjà trouvé fort feminine.
C’est une bonne nouvelle de savoir que tu te sens mieux ainsi. Mais du coup qu’en est il avec *** ?
De notre coté on est pas très sociables ces temps ci car la réalisation de notre film nous absorbe entièrement. En tout cas, tu peux être sûre de nous voir réapparaitre un de ces jours et ça pourrait être l’occasion de porter un toast à ta nouvelle enveloppe charnelle. Peut être un week end de ce printemps…
En attendant de célébrer tout ça je te bise.
Au plaisir.
PS : Et s’il te prend de vouloir venir te mettre au vert, saches que tu es toujours la bienvenue.

 

Ils avaient auparavant reçu ce message de ma part (extrait) :

Donc la nouvelle, c’est moi ! En fait, contrairement aux apparences passées, je suis une fille, mais c’est devenu un peu plus visible aujourd’hui je pense… j’imagine que vous vous étiez déjà plus ou moins aperçus de mes petits changements d’apparence cet été ? […] Bref, tout ça pour dire que j’ai décidé – enfin – de ne plus cacher ce que je ressentais depuis longtemps sans trop savoir quoi en faire. Je me sens aujourd’hui mieux que jamais, heureuse et apaisée, et je me demande pourquoi j’ai eu si peur de moi jusqu’à aujourd’hui.

Voilà je n’ai pas trop envie d’en raconter plus, on en reparlera à l’occasion si vous voulez, je voulais juste que vous sachiez que je m’appelle désormais Coline (ça doit être un peu étrange à lire mais enfin c’est comme ça…) et que vous ne sautiez pas au plafond si vous me croisez dans une apparence ouvertement féminine. »

Tout ça ne change bien sur rien au fait que je vous apprécie beaucoup tous les deux et que je serai toujours ravie de partager de bons moments avec vous. Quoique déclinée plus ouvertement au féminin, je reste bien la même personne que vous connaissez !!! Enfin j’espère…

4 – « Glen or Glenda » ? Parfois, l’incompréhension… (mais ça passe vite)

Il y a aussi une copine un peu moins proche que je n’ai informée que récemment. C’est drôle parce qu’elle me connaît déjà dans une apparence clairement féminine depuis quelques mois, mais je ne lui avais jamais expliqué ce que je vivais et jamais demandé de me parler au féminin auparavant. Et du coup le fait que je lui dise « je suis une fille, je vis comme ça, je travaille comme ça », l’a troublée d’une manière un peu absurde : elle se demandait ce qui allait changer, si j’allais me « travestir » et porter désormais des pulls angora roses à la manière d’Ed Wood… comme si mon apparence féminine actuelle ne suffisait pas, comme s’il fallait que j’enfile un improbable déguisement pour bien marquer le changement. Alors que le fait que les serveurs nous appelaient systématiquement « mesdemoiselles les dernières fois qu’on s’est vues ne la faisait pas réagir ! Bizarre réaction qui m’a d’abord un peu chagrinée, mais je lui ai bien expliqué ce que je ressentais, que je me sentais juste comme elle, ni plus ni moins, et je crois qu’elle a fini par comprendre un peu mieux… C’est fou les préjugés idiots qu’on se trimballe, mais je ne lui en veux pas tellement parce que je sais que moi aussi j’ai mis longtemps à comprendre que j’avais le droit d’être juste « au féminin » comme n’importe quelle autre (mais à ma manière !), et pas condamnée à rester « un homme qui imiterait maladroitement ce qu’il imagine être une femme ». Elle a cependant vite compris sa petite erreur d’appréciation, et la pauvre était toute gênée à notre rencontre suivante…

Finalement ce qui est drôle, c’est que certaines personnes me connaissaient déjà depuis quelque temps dans une expression de genre féminine clairement affichée, mais sans revendication exprimée par moi de changement de prénom et de passage au féminin. Du coup j’ai l’impression qu’ils ont plus de mal à comprendre pourquoi tout à coup ça devrait être différent, puisqu’il n’y a aucun changement soudainement visible qui le justifierait… Alors que d’autres qui ne m’ont pas vraiment vue évoluer si nettement ces deux dernières années semblent paradoxalement plus à l’aise avec tout ça !

Une autre copine à Berlin, pas vue depuis des lustres, m’a envoyé un gentil petit mot suite à mon message :

ben putain ça fait trop plaisir de te lire depuis le temps!!!!
je suis ravie pour toi, c’est peut être pas le bon mot car j’imagine que tu as du traverser un sacré chemin, sans doute bien douloureux,
tu peux être fière de toi, et je te souhaite plein de bonnes choses pour ce nouveau départ!
merci beaucoup pour ton mail, j’espère qu’on aura bientôt l’occasion de se voir, ici ou ailleurs…
de notre côté ça se passe plutôt bien, […]
ce serait bien mieux de parler de tout ça autour d’une grosse bière!
je t’embrasse »

et enfin un autre ami installé depuis peu près de la ville que je viens de quitter… Je note qu’il est quasiment le seul je crois, parmi les personnes informées, à avoir utilisé le terme de « changement de sexe », mais je crois que c’est juste une maladresse par méconnaissance d’un vocabulaire adapté… Et son message reste très gentil et respectueux aussi !

« Hello R*** !
Merci de ces nouvelles, qui m’ont bien sûr beaucoup ému. Pardonne moi si des erreur d’accord au féminin subsistent dans ces phrases, après tout il est difficile pour le cerveau de restructurer rapidement un concept aussi fondamental que l’identité sexuelle d’un semblable. Je ferai de mon
mieux, promis 🙂
On lit dans ta lettre une grande sincérité avant tout, et je te remercie de ça. Bien sûr, je t’accepte toujours, comme tu désires être; et si ton changement de sexe est une étape vers une plus grande authenticité envers les autres, et bienveillance envers toi-même, tu n’en es qu’encore plus la bienvenue.
Ce qui peut nous éloigner est une différence dans les valeurs, pas dans le chemin.
Sans doute que je serais confus la prochaine fois que nous nous verrons, à baragouiner et à rougir ; je serais juste embarrassé, en grand timide, par une situation peu familière, et des difficultés culturelles à m’ajuster à la nouveauté (ça s’appelle être petit-bourgeois, en fait). Enfin on verra bien.
J’ai aussi bien noté ton changement d’adresse mail. Ce qui est intéressant, c’est que ton mail va m’inciter à t’appeler, à un prochain passage à Paris. […]
Passe le bonjour à ***. […] Dis lui qu’Ariane et moi l’embrassons et espérons qu’elle va bien (*** t’embrasse aussi).
J’espère qu’on pourra parler un jour de ce que tu vis, si tu le souhaites, à cœur ouvert, sans fard, autour d’une bière. Je m’en réjouirais, en tout cas 🙂
Porte-toi bien R***,
Avec des bises »

Et pour finir un petit mot d’une copine québécoise qui remporte la palme dans la catégorie « simple et efficace »…

« Coucou!
Je trouve que c’est un très joli nom, R***!
Oui, j’espère que nous nous verrons cet été, ça me ferait vraiment plaisir ! J’espère que la vie parisienne est bonne pour toi et aussi pour ***
À bientôt j’espère !
xx »

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Une réflexion au sujet de « les joies de ma « sortie du placard » : échanges et réactions #1 »

  1. C’est marrant ! je vivais ailleurs et je suis arrivée à Paris, il y a quelques mois, pour le boulot. Ici, au boulot, on me connait androgyne … dans la vie privé, on me connait fille. Une alternance perpétuelle. Des fois, j’essaye d’arrêter d’alterner mais j’aime pas être en garçon.
    Je dis rien ou presque. Juste les gens me disent de plus en plus madame et je deviens anachronique vêtue en garçon. Donc, doucement, je m’habille plus fille. Par petites touches.
    J’ai fait mon Candice out pour ma famille, ma fille surtout. Nickel. Le boulot, je sais pas trop comment faire parce que j’ai pas envie de me justifier, pas envie d’aller chouiner et expliquer des conneries.
    On verra.
    Bises

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